Dix-huit singes infectés ont été traités avec succès par le médicament, des résultats encourageants pour freiner, à terme, l'épidémie.
L'intérêt du médicament expérimental ZMapp, administré à titre compassionnel à plusieurs personnes infectées par le virus Ebola cette année, est confirmé par un essai préclinique sur des singes qu'il a tous sauvés, même à un stade avancé de la maladie. L'injection de trois doses du médicament a permis la survie des 18 singes macaques rhésus traités, même lorsque le traitement a été lancé cinq jours après l'infection, selon cette expérience publiée vendredi dans la revue scientifique Nature.
Cette publication intervient alors que le bilan de l'épidémie d'Ebola continue de progresser de "manière accélérée" en Afrique de l'Ouest, avec plus de 1 500 morts, selon l'OMS, qui redoute que le nombre de cas grimpe jusqu'à 20 000 avant que l'épidémie ne décline. Lors de tests précédents, qui ont permis d'améliorer deux versions précédentes de ce cocktail médicamenteux produit à partir de plants de tabac, le traitement était initié beaucoup plus tôt après l'infection. Le ZMapp a permis de faire disparaître les symptômes marquant la gravité de la maladie tels d'abondants saignements des muqueuses, des éruptions cutanées, ainsi qu'une élévation des enzymes hépatiques dans le sang. 21 jours après l'infection, le virus était devenu indétectable chez les animaux guéris.
Plus de tests à venir
Les trois singes "contrôles", infectés mais non traités, sont morts dans les huit jours. Pour ce test préclinique, les 21 animaux ont été contaminés avec une souche du virus Ebola qui avait sévi en 1995 à Kikwit en République démocratique du Congo (RDC, ancien Zaïre). C'est d'ailleurs dans ce pays que la fièvre d'Ebola a été pour la première fois identifiée en 1976. La souche virale de Guinée, identifiée en France et à l'origine de l'épidémie actuelle en (...)
Lire la suite sur LePoint.fr
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire